« La peur bloque la compréhension intelligente de la vie. » Jiddu Krishnamurti

Je partage ici un résumé des échanges que nous avons eu durant l’ l’atelier du 03 octobre 2020 à distance via Zoom.

Certains pourront se reconnaitre ! C’est votre belle contribution qui a considérablement enrichi notre réunion, et qui rend cette expérience unique.

Et je tenais à vous en remercie toutes et tous infiniment !

L’année 2020 est une année où nous avons tous ressenti de la Peur. Sur l’échelle émotionnelle ce ressenti a été  différent pour chacun d’entre nous, mais cette émotion nous a mondialement traversée en même temps.

La peur est une émotion qui crée de l’inhibition, des blocages, de la confusion entre autre.
Quand cette émotion est activée sur une longue période, y compris à petite dose comme si elle harcelait notre système nerveux, elle peut engendrer la paranoïa, le rejet, l’isolement… comportement contreproductif puisqu’il qui nous éloigne les uns des autres et engendre davantage de crainte !

La peur, oh combien humaine ! Telle une onde de sidération qui nous a plus ou moins impacté, et qui continue de vibrer sur la corde sensible de toutes nos décisions et donc sur notre pouvoir personnel…

Comment contrer la peur, qu’est-ce qui serait le contraire de la peur, quoi faire de cette peur ? vous m’avez répondu :

La confiance et le lien (merci Sylvie) « C’est quand nous ne sommes plus en lien, qu’on a perdu cette relation, que s’installe justement l’angoisse et la peur, c’est quand on se sent déconnecté ».

Qui n’a pas déjà éprouvé de l’inquiétude vis-à-vis du silence d’un proche ? Comme les fourmis : nous avons besoin de « faire connexion » pour recevoir l’information qui induit que tout va bien, alors nous pouvons poursuivre notre chemin ; ou bien qu’un danger est imminent… dans les deux cas de cette prise de contact dépend la survie de notre clan !
A l’annonce de la pandémie, j’ai moi-même appelé des tas d’amis et membre ma famille avec qui je ne communiquais pas fréquemment, mais j’avais besoin de m’assurer que tout allait bien de leur côté. Et je me suis affairée urgemment pour conserver un lien vivant à travers les visioconférences durant toute la période d’isolement obligatoire qu’était le confinement.

Et pour vous, vous souvenez-vous du danger potentiel d’une « perte de lien » ?

  • Souvenons-nous que maintenir le lien renforce notre la sécurité intérieure.

L’amour (merci Annick et Jacqueline) : « le contraire de la peur c’est l’amour ».

Et oui… ne dit-on pas Là où il y a de l’amour, il n’y a pas de peur (et inversement). Mettre de l’amour là où il y aurait de la peur, c’est accueillir les autres et les choses comme elles sont plutôt que lutter contre, l’amour induit des valeurs très puissantes : la compassion, la tolérance, la gratitude… la peur perd de sa puissance d’impact quand ces valeurs circulent.

Une journaliste qui interviewait Mandela après ses 30 ans d’emprisonnement, lui a demandé Comment faites-vous pour ne pas éprouver de la haine vis-à-vis de vos oppresseurs ? il a répondu qu’il ne les aimait pas, mais il exigeait seulement d’eux du respect !

Et si l’amour désarmait la colère, la haine, l’agressivité ? Et si éprouver de l’amour pour soi-même était déjà de s’épargner les luttes d’égo et de pouvoir ?

  • Souvenons-nous que l’amour pour soi force le respect de la part des autres, et que l’amour pour les autres ne juge pas.

La bravoure (merci Martine) : la bravoure, synonyme de confiance, de foi et de reliance. Associées au dynamisme et l’action (merci Dominique) : se mettre en action peut nous aider à aller de l’avant. Peut également nous permettre de regagner sa liberté (merci Isabelle) !

Alors que la peur bloque l’élan, nous plonge parfois dans l’inertie et l’indécision… faut-il s’obliger un peu à se remettre en marche coûte que coûte, petit à petit faire une sorte de « rééducation » de la volonté, et recréer cette dynamique où nous reprendrions notre pouvoir sur les évènements.

  • Souvenons-nous quand vous « bloquez » par trop d’inertie, que le contre-pied est l’action, le mouvement… même si c’est compliqué, car c’est le deuxièmes pas ne vient naturellement qu’après le premier qu’on a osé.

Indifférence et courage (merci Anne S.) « Porter son attention sur autre chose que sur ce qui nous fait peur. »

Identifier le danger est une bonne chose car il permet de le fuir, de s’en cacher ou de le combattre… mais quels effets pourraient avoir sur soi l’observation permanente de ce danger, ne pas le quitter des yeux… ?

Porter son attention continuellement sur le danger identifié, c’est entretenir l’information que quelque chose nous menace perpétuellement ! C’est sûrement ça être en guerre… quel stress pour notre organisme !

Mais comment accepterions-nous de porter notre attention, à ce point de façon épuisante, sur une menace déjà identifiée ? Et bien en nous suggérant tous les jours que le danger n’est pas correctement identifié ! Essayé d’y voir claire parmi tous ces messages contradictoires :

– Un ancien malade sera positif au test, donc le cerceau enregistre qu’un SAIN est MALADE.
– Un MALADE peut être sans symptôme, donc le cerveau enregistre qu’un malade peut avoir l’air d’être SAIN !
– Un SAIN n’est pas garanti de l’être tous les 15 jours !
– vous êtes peut-être SAIN, mais vous serez tôt au tard au contact d’un MALADE…
– Et l’éventualité que tôt ou tard vous porterez vous-même atteinte à vos proches devient progressivement inévitable !

La traçabilité via l’application à télécharger et les listes de noms à recenser au restaurant, ont pour effet de se sentir observé (fliqué ?) tout le temps !

Le cerveau enregistre que TOUS sont une menace potentielle, y compris soi-même pour les autres, et cela sans le savoir, sans limitation de temps : le danger est donc partout et tout le temps !

Alors oui, je pense que dans cette configuration, il faut être indifférent à ces messages, mais ne pas se montrer indifférent aux autres  !

  • Souvenons-nous que la véritable menace serait notre peur des uns des autres.

L’audace, la clarté mentale, la connaissance (merci Bettina) : L’ignorance est de tout temps la faiblesse de l’homme qui pourrait être manipulé par celui qui détient le savoir… Nous avons peur de ce que nous ne comprenons pas, la peur engendre le rejet, le rejet engendre la haine et l’instinct de destruction de ce que nous avons identifié comme menaçant.

Porter son attention sur autre chose que de ce qui nous inquiète continuellement, ce n’est pas s’isoler dans une bulle, c’est peut-être aller à chasse aux informations par soi-même pour connaitre et comprendre…

  • Souvenons-nous que mieux on connait un sujet moins on fantasme de toute sorte à son sujet.

Accepter sa peur et lui faire une place (merci Eliane) : « Pour éviter que nos émotions se bloquent dans notre corps, il faut en prendre conscience afin que ces émotions se diluent dans notre corps. »

La peur prend place dans notre corps en bloquant certaines énergies, des tensions musculaires peuvent être alors source de sentiment d’incapacité, ou même d’handicap et donc nous dépossède de notre pouvoir personnel.

Toutes sortes de disciplines (sophrologie, méditation, Tong Ren, Reïki…) qui participent à la circulation des énergies et à la détente du corps ont pour objectif de fluidifier les énergies du corps en souffrance.

Ainsi en « délogeant » notre peur de son « organe-refuge » nous retrouvons notre mobilité corporelle et nous pouvons nous remettre en mouvement.

La tension crée la cristallisation de notre peur, alors que la détente et la souplesse transforme notre peur en vigilance juste, ce qui nous permet de rester alerte et adaptatif.

  • Souvenons-nous que reconnaitre sa peur, c’est déjà lui donner moins de pouvoir sur soi.

Dans l’actualité d’octobre, nous sommes sollicités pour intégrer ces facteurs astrologiques :

– L’énergie de cette pleine lune du 1er/10/20 dans l’axe Bélier-Balance, l’axe relationnel entre moi et l’autre.

– L’axe des nœuds conjoins à l’axe AS/DS, Pleine Lune oct est à mi-parcours du chemin depuis la NL Bélier du moi mars 2020.

– Le retour en marche directe de Saturne (29/09/20), que devons-nous reprendre en main dans notre vie qui concerne le sujet de janvier/février 2020 (et en fait concerne globalement le sujet de 2018!) ?

-Le retour en marche directe de Pluton (04/10/20), qu’avons-nous transformé dans notre vie depuis 2008, et qui reconstruit notre pouvoir personnel ? Ou bien prenons-nous conscience de l’urgence de retrouver cette souveraineté personnelle ??

– L’opposition exacte de Mars au Soleil (13/10/20), nous sommes à mi-chemin du cycle complet qui va de septembre 2019 à octobre 2021, ce cycle nous parle d’un profond désir, notre moteur dans la vie. Est-on à son écoute, lui faisons-nous une place dans notre vie de tous les jours ? ou bien demandons-nous à ce désir d’attendre, de ne pas faire de vague, de rester dans son coin ?? Mars rétrograde est comme une muselière (un masque ?) qui par principe de précaution empêche les éventuelles dangers, mais empêche aussi de mordre la vie à pleine dent selon son désir profond !

Pour finir, je dirais souvenons-nous que c’est le fruit de nos relations qui nourrit notre avenir commun <3